La Psychogénéalogie


Qu’est-ce que la psychogénéalogie ?
La psychogénéalogie est un pont entre la psychologie et la généalogie. Elle nous permet de savoir d’où on vient, connaître nos racines. Un proverbe dit : « Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient ». On peut avoir le sens du commerce ou celui de gagner facilement de l’argent par exemple.


Est-ce qu’il suffit de prendre conscience du problème pour le régler ?
« Tout ce qui ne vient pas à la conscience retourne sous forme de fatalité, de hasard. » (C.G.Jung). Or la prise de conscience des choses permet d'avoir un éclairage nouveau, un autre regard sur la situation. C’est le fait de changer son regard sur une situation qui permet de modifier à notre avantage les choses. Pour exemple, je vais vous parler de moi : Il y a quelque temps, après un choc émotionnel important, j’ai eu une grave maladie. Après étude de mes cycles, je me suis aperçu que j’étais en face de périodes très douloureuses de ma vie. Au lieu de craindre de revivre ces cycles récurrents de souffrance, je me suis demandé ce que ces périodes m’avaient apporté de positif, et après une analyse approfondie, j’ai pu avoir un nouveau regard sur la situation actuelle et agir immédiatement. Aujourd’hui, après un travail sur moi et cette maladie, j’ai retrouvé la santé. Bien entendu, il faut travailler ces conflits en psychogénéalogie, repérer ses cycles biologiques cellulaires mémorisés, pratiquer le décodage, faire des actes symboliques…

Mais vous donnez tout de même des « clés » aux personnes pour les aider ?
Évidemment. Il y a des outils la visualisation, le projet-sens... un acte symbolique, indispensable à faire. Cela permet de consolider tout ce travail. La conscience n’est pas qu’abstraite. Par exemple, je fais souvent écrire aux personnes, la partie concernée de leur histoire ; elles mettent ainsi par écrit ce qu’elles ont ressenti au moment du « traumatisme » et l’on fait ensemble un décodage émotionnel de celle-ci. Et c’est extraordinaire, il se passe quelque chose, ça vibre à l’intérieur, ça bouge dans le corps ! Et là, s'opère un « mouvement de vie ». Si on ne met pas en place ce mouvement de vie, ça reste statique et l’histoire poursuit son chemin et reproduire l’événement en cascade.

Comment être acteur de sa vie quand on « traîne » un héritage qui peut parfois être lourd ; c’est frustrant !
Oui, d’autant plus qu’on n’hérite pas tous d’une « villa avec vue sur mer » ! Mais heureusement, comme on l’a vu plus haut, on a les moyens de se libérer de ses héritages familiaux, maîtriser les événements qui nous échappent, pour reprendre sa vie en mains, en être acteur et non effet. Mais attention, des héritages qui peuvent paraîtres bons à certains peuvent être lourds à porter pour d’autres. 

Vous me dites donc qu’au sein d’une même fratrie, ces héritages ne sont pas vécus de la même façon…
Encore une fois, tout est question de ressenti. Mais l’ordre de la fratrie joue aussi un rôle. Le premier enfant va hériter de ce que les numéros un ont vécu, les deuxièmes des numéros deux. Il y a une loi numérique biologique : 1, 2 et 3 et le 4 revient au 1. Quand je travaille sur un arbre généalogique, je peux faire le lien immédiatement. Même une fausse couche ou une IVG est comptabilisée. Tous les outils sont précis et précieux parce qu’ils vont nous permettre d’accéder au libre-arbitre auquel on aspire tous. Comme enfin trouver sa place.

Mais si on ne peut pas reconstituer tout son arbre généalogique, qu’on n’a pas accès aux informations, pouvez-vous travailler avec cet arbre « tronçonné » ?
J'ai dit que les personnes s’attirent en fonction des chocs émotionnels qu’elles ont en commun. Autrement dit, un couple c’est un miroir. On peut donc travailler sur la moitié d’un arbre généalogique même si, évidemment, c’est mieux d’avoir les deux parties. Mais cette absence d’une partie de l’arbre généalogique explique souvent qu’il y a un vide. C’est pourquoi il est important que chacun fasse son propre arbre généalogique. Il suffit de remonter aux grands-parents et honnêtement, j’ai déjà de la matière pour découvrir les conflits programmants et déclenchants. Oui, aujourd’hui, nous avons le moyen de se libérer de ses héritages familiaux.